• Il y a 100 ans ! Hommage

    L’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 5 h 15, marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale, la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre.

    C'est un lieu de mémoire immense et marquant. Les carrés militaires du cimetière Saint-Sever sont la dernière demeure de milliers d'hommes morts sur le front ou dans les hôpitaux militaires installés à Rouen pendant la guerre de 14/18.

    Ici reposent 11 436 soldats de l'empire britannique

    Il y a 100 ans !

     

    Il y a 100 ans !

    Il y a 100 ans !

    Il y a 100 ans !

    Il y a 100 ans !

    Il y a 100 ans !

     

    Bien que situé en grande partie sur le territoire de Petit-Quevilly, le cimetière Saint-Sever appartient à la ville de Rouen depuis 1909. A cette date, la ville procède au transfert du cimetière Saint-Sever situé au sud du jardin des Plantes et réservé aux habitants rouennais de la rive gauche de la Seine.

    Durant la Première guerre mondiale, le cimetière Saint-Sever est retenu par l’armée britannique pour y enterrer ses soldats décédés dans les hôpitaux militaires installés à Grand-Quevilly, Saint-Etienne-du-Rouvray et Sotteville-lès-Rouen. 11.436 tombes de soldats originaires du Royaume Uni, d’Australie, des Indes Orientales, de Nouvelle Zélande, d’Inde, d’Afrique du Sud, d’Egypte, du Canada… ainsi que celles de travailleurs chinois sont soigneusement alignées dans un cimetière-jardin aménagé par l’architecte paysagiste Réginald Blomfield.

    Devenu territoire britannique en 1921, le cimetière militaire Saint-Sever entretenu par les jardiniers du Commonwealth War Graves Commission est le plus grand cimetière britannique de France.

    Aux stèles blanches datant de la Première guerre mondiale vont venir s’ajouter celles des soldats britanniques morts dans la région rouennaise durant la Seconde guerre mondiale ainsi que celles des soldats canadiens blessés durant la tentative de débarquement allié à Dieppe le 19 aout 1942 et décédés à l’Hôtel Dieu de Rouen. Outre les tombes de militaires du Commonwealth, le cimetière Saint-Sever abrite plusieurs centaines de tombes de soldats français morts durant la Première guerre mondiale ainsi que le monument aux morts de la ville de Rouen qui regroupe les noms de 6000 soldats rouennais décédés durant la guerre 14/18.

     

    Il y a 100 ans !

     

    Notre grand-père Pierre (à Anika de Normandie et à moi ... Milfontaines) né le 10 juillet 1881 (marié en 1906) ne part pas mais son jeune frère Emile, oui ...

    Emile est né le 7 mars 1888 à Cesson (35). Il laisse la moisson, monte dans le train le dimanche 2 août 1914. Il sera dans la bataille des Ardennes. Il est mort le 22 août 1914 à Ethe en Belgique.  Il est resté en terre belge, pulvérisé comme 27000 autres ! Un vrai massacre ! 

    "Partout en Bretagne, en cette fin d'après-midi du Samedi 1er août 1914, du clocher des cathédrales jusqu'aux plus petites églises de village le tocsin sonne et brise une paix vieille de 44 ans.  

    Dans les champs, les paysans en pleine moisson posent leurs faucilles, grimpent sur les talus, tendent l'oreille : le feu, peut-être ? Non ! La mobilisation.  

    Et tous courent au bourg. Sur les routes passent en trombe les voitures des gendarmes qui distribuent aux mairies les affiches de l'Ordre de Mobilisation" annonçant celle-ci pour le 2 août à 0 h00 et qui , aussitôt placardées, provoquent des attroupements. Chacun lit ou se fait lire, comprend ou cherche à comprendre.

    Sur le perron de la maison communale, l'instituteur ou le maire expliquent : "Oui c'est la mobilisation générale. Regardez le fascicule bleu de votre livret militaire. Il indique le lieu de votre caserne".

    Les militaires en permission spéciale en ce week-end pour des mariages ou autres fêtes de famille se voient remettre par les maires des télégrammes mentionnant "Ordre de rejoindre votre corps immédiatement et sans délai" plongeant les leurs dans une certaine détresse". 

    J'ai emprunté quelques phrases à Christian Signol ... Son livre (un matin sur la terre) m'a fait comprendre quelle incompréhension avait dû ressentir un paysan breton tel qu'Emile quand il est parti vers les Ardennes. Avait-il déjà quitté sa Bretagne ? sa famille ? sa promise peut-être ?

    Je ne peux répondre. A la maison, on ne parlait pas de la guerre. 

    Il y a 100 ans ! Hommage

     


  • Commentaires

    1
    Dimanche 11 Novembre à 06:58

    Merci pour cet hommage... chez moi non plus, on ne parlait pas de la Guerre de 14/18... mon grand-père est décédé quelques années après des suites de la guerre (mon père avait 7 mois)... j'ai plus entendu parler de la Seconde Guerre... mon arrière-grand-père était né en Alsace mais est venu en région parisienne avant la naissance de mon grand-père... la famille aurait pu se trouver "dans l'autre camp"....

    Très bonne journée et gros bisous

    2
    Dimanche 11 Novembre à 07:07

    Bonjour un bel hommage bonne journée bisous

    3
    Dimanche 11 Novembre à 10:27

    Bonjour d’Angers …
    Beau témoignage ! ...
    Oui ! Horrible guerre ! Trump aimerait bien la refaire pour vendre - ses - armes … de destruction massive ...
    Merci ! … Passe une bonne journée ... Amicalement ... ¢ℓαυ∂є …

    4
    Dimanche 11 Novembre à 11:21
    LADY MARIANNE

    étonnant en effet qu'on n'en entendait pas parler de cette sale guerre-
    un beau billet émouvant en ce jour commémoratif-
    bisous et bon dimanche-

    5
    Lundi 12 Novembre à 16:35
    CathyRose

    Ah j'ai à nouveau tenté ... et ça fonctionne ! Oui je crois que nous avons quasiment tous un ancêtre qui a participé à cette grande guerre, certains sont revenus, blessés ou pas mais traumatisés, d'autres hélas sont restés là-bas ... Mais ce qui est certain c'est que ceux qui sont revenus en parlaient peu ... En tous cas très bel hommage Lydie !
    Belle soirée, bisous !
    Cathy

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