• L'histoire d'un célèbre viaduc : celui de GARABIT

     

    À l'origine du projet, l'idée d'un pont métallique à grand arc enjambant la vallée revient à un jeune ingénieur, Léon Boyer, né en 1851 et mort prématurément en 1886.

    C'est lui qui imposa l'idée d'un tracé direct de la voie ferrée sur les plateaux et un franchissement de la Truyère à grande hauteur (120 m au-dessus du niveau d'étiage), plutôt que la solution traditionnelle qui aurait consisté à descendre la ligne par les vallées affluentes pour franchir la Truyère par un ouvrage plus modeste, solution plus coûteuse en exploitation par la suite.

    Pour ce franchissement, il était exclu de recourir au pont suspendu, à cause des risques d'oscillations provoquées par le vent, et il était impossible d'envisager techniquement à l'époque des piles de plus de 65 m de haut. Léon Boyer s'est inspiré de l'exemple du viaduc Maria Pia sur le Douro (Portugal).

    Ce viaduc construit par la société Eiffel, avec notamment la participation des ingénieurs Maurice Koechlin et Emile Nouguier5, avait été conçu par un autre associé d'Eiffel, Théophile Seyrig, et inauguré en 1877. Il comporte un arc métallique de 160 m de portée, avec une flèche d'intrados de 37,50 m. 

    L'inauguration de la section de Saint-Chély à Saint-Flour via le viaduc de Garabit, a lieu le 28 mai 1888. La compagnie qui avait annoncé une importante cérémonie d'inauguration a finalement choisi de faire simple en attendant l'ouverture complète de la ligne jusqu'à Neussargues qui doit intervenir prochainement. Elle n'a donc prévu que le passage d'un train transportant messieurs Arnaud, inspecteur d'exploitation, et André inspecteur principal.

    Néanmoins le temps étant beau et pas trop chaud les habitants ont montré leur curiosité en venant en nombre aux deux gares extrêmes pour rejoindre à pied ou en train le site du viaduc que d'autre en nombre également ont préféré voir du fond de la vallée. Le train a traversé le viaduc à 50 km/h sans que ses passagers ne ressentent la moindre trépidation.

    Le viaduc est construit pour supporter une voie ferrée et relier Paris à Béziers par chemin de fer, en passant par le Massif central. C'est donc depuis plus d'un siècle que l'Aubrac Express — nom du train ayant circulé sur la voie — surplombe à chaque passage la vallée de la Truyère. Le viaduc dispose d'une caténaire et supporte une voie unique. La vitesse des trains circulant sur le viaduc est limitée à 40 km/h pour réduire les contraintes de l'ouvrage.

     

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  • Commentaires

    1
    m trinckquel
    Lundi 24 Juillet à 07:33
    m trinckquel

    Très belles photos de ce viaduc impressionnant, surtout à l'époque où il a été construit (il n'y avait pas les moyens techniques comme pour le construction du viaduc de Millau)... et merci pour les explications.

    Très bonne journée. Gros bisous

    2
    Lundi 24 Juillet à 10:48

    Bonjour d’Angers … (ville où il fait bon vivre) …

    Très intéressant reportage ! …
    Je ne savais pas que le viaduc de Porto sur le Douro avait été construit avant celui de Garabit

    Bonne journée ... Amicalement ... ¢ℓαυ∂є …

    “Je vois la vie en Mauges”

    3
    Lundi 24 Juillet à 11:18

    Je ne le connais pas celui-ci, il est très beau.

    Il faut remettre ce chantier dans le contexte de l'époque, quel travail.

    Bises et bonne semaine.

      • Jeudi 27 Juillet à 03:07

        Fait morceaux par morceaux dans la banlieue parisienne puis assemblés dans la vallée de la Truyère ! Ils étaient audacieux à cette époque !

    4
    Lundi 24 Juillet à 20:22

    Un petit coucou. Biz. Aline

    5
    Mardi 25 Juillet à 06:47

    magnifique endroit ! bonne journée

    6
    Mercredi 26 Juillet à 13:54

    Tu me rappelle notre séjour en 2015 nous avions vu le pont ! impressionnant !

    Je continue ma visite smile bisous Lydie

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