• Le plafond de la chapelle St Julien

    La chapelle St Julien

    La chapelle fut construite, entre 1150 et 1160, pour Henri II Plantagenêt, duc de Normandie et roi d'Angleterre, dans son manoir ducal dans le domaine de chasse de la forêt du Rouvray.

    A l'origine, la chapelle était un lieu de culte dédié à la Vierge Marie. Elle ne s'appelait pas encore chapelle Saint-Julien mais Notre-Dame. 
En 1183, Henri II Plantagenêt et son épouse Aliénor d'Aquitaine lèguent la chapelle à des religieuses chargées d'abriter de jeunes filles nobles atteintes de la lèpre.

    Dès cette date, la chapelle Notre-Dame devient la chapelle Saint-Julien, rendant hommage à Saint-Julien l'Hospitalier.
En 1366, la léproserie est supprimée, ainsi que toutes les autres de Normandie. Toutefois, pendant l'épidémie de 1596, les pestiférés de Rouen y sont transportés et l’on y établit une maison de santé ou lazaret sur l'enclos Saint-Julien.

    Après avoir abrité au XVIIe siècle les religieux de la Trinité du Mont Sainte-Catherine de Rouen, la chapelle Saint-Julien se transforme entièrement pour devenir au début du XIXe siècle un bâtiment où du foin y était entreposé.
 Celle-ci retrouve une fonction cultuelle à partir de 1843. En 1867, Guillaume Lecointe fait don de la chapelle à la commune.

    L’édifice est classé le 22 juin 1869 au titre des monuments historiques et les restaurations commencent en 1895. Elles ont été réalisées par les artistes anglais de la cour du roi Henri II Plantagenêt, à la fin du XIIe siècle. Celles-ci sont comparables aux enluminures de la seconde école de Winchester, inspirées de l’art byzantin, par la décoration florale très riche autour des scènes.

    Les personnages sont très dynamiques et expressifs grâce à un travail soigné du pli et de l’ornementation des vêtements et des traits des visages et des mains. La qualité technique est également exceptionnelle par l’utilisation de pierres rares et onéreuses comme le lapis-lazuli, “pierre d’azur”, qui est d’un bleu très pur.


    L’iconographie se compose de dix scènes représentant le cycle de l’enfance du Christ, inscrites dans des médaillons.


    En 1932, les peintures sont dans un état pitoyable. En 1964, la couche picturale est décollée et découpée en 52 fragments : leur restauration en atelier commence. En 1984, la repose des peintures est terminée. La municipalité ouvre la chapelle au public pour les visites et les manifestations culturelles.


     

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